Nous vivons dans une culture obsédée par le poids et suralimentée, dans laquelle le mot « régime » est devenu synonyme de régime visant à perdre du poids, perdant ainsi son sens originel, celui de « mode de vie ». Et cette demande de perte de poids nous la remarquons aussi dans les demandes de cures ayurvédiques. Mais l’Ayurveda reste fidèle à l’esprit originel du mot régime et donne à la nutrition un rôle fondamental pour la santé de l’individu. Une nutrition qui ne se limite pas seulement à la quantité et à la qualité des aliments ingérés, mais qui inclut aussi l’attitude de la personne qui fait la cuisine vis-à-vis des aliments qu’il prépare ainsi que les pensées de la personne lorsqu’elle mange.
La qualité des pensées, la conversation pendant les repas et la compagnie ont une influence sur la nourriture. Disons que dans un mode de vie qui suit les préceptes de l’Ayurveda, on est très loin du sandwich consommé debout au bar ou en face d’un ordinateur…
Très important dans la nutrition selon l’Ayurveda est Agni, c’est-à-dire le « feu » qui digère les aliments et permet de séparer les nutriments des déchets. Chaque activité métabolique dépend du travail d’Agni qui a une fonction similaire à celle des enzymes digestives. Pour avoir une bonne digestion, la première chose à faire est de maintenir Agni en bonne santé en adoptant des précautions simples. Par exemple, manger seulement lorsqu’on a faim, ne pas s’énerver ou s’énerver en mangeant, rester léger le soir – ces indications de bon sens peuvent nous aider à améliorer notre rapport à la table et à garder notre feu toujours au point. Je dirais que même (et surtout) avoir un esprit calme est d’importance primaire pour avoir un bon rapport avec la nourriture et donc avec notre poids.
D’un point de vue ayurvédique, on ne peut pas établir un ensemble absolu de règles selon lesquelles l’individu peut perdre du poids. Tout est une question d’équilibre: les saveurs sont liés aux Doshas et doivent toutes exister dans un repas, combinés de manière judicieuse en les proportionnant en fonction de nos besoins particuliers. Les saveurs sucrée, acide et salée, sont aussi dites « lourdes » car elles augmentent le kapha, tandis que les trois autres, épicées, amères et astringentes, sont définis « légers » car ils diminuent le kapha et ont un effet catabolique. Par conséquent, si on a besoin de perdre du poids, une attention particulière sera portée aux trois premières saveurs, dont l’excès peut provoquer l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires, lors d’une cure ayurvédique. Les aliments sucrés et salés doivent donc être limités au profit des saveurs épicées, amères et astringentes; les épices comme le gingembre, le curcuma et le cumin sont donc considérées comme utiles pour la perte de poids car elles accélèrent le métabolisme. A cet égard, le concept d’Agni présenté au début revient : avoir un bon métabolisme empêche l’accumulation de poids et cela dépend justement d’Agni qui donc, il doit toujours être maintenu vivant et efficace.
Dans la culture ayurvédique, le repas a une importance quasi sacrée pour le bien-être de l’individu qui, grâce à une bonne nutrition, peut à la fois guérir et maintenir la santé. Si le corps est notre maison, les briques sont la nourriture que nous mangeons.
Pensons donc à un séjour ayurvédique comme un moment pour apprendre une hygiène de vie qui nous permette de vivre en bonne santé. Et si on suit les règles pour une bonne santé, le poids ne sera sûrement plus un problème. La dinacharya, la routine ayurvédique, peut nous donner des outils très importants dans la gestion du poids.
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