L’Ayurveda est de plus en plus connu en Europe, mais parfois on ne connaît pas les bases lorsqu’on s’approche aux cures ayurvédiques, pour cette raison nous avons preparé un texte que souvent nous envoyons à nos clients et que je veux partager ici. Ce sera je pense intéressant pour tous ceux qui pensent de faire un séjour ayurvédique ou sont à la recherche d’un centre ayurvédique, mais ne connaissent pas l’Ayurveda.
Art de longue vie, thérapie ou système de guérison, en un mot : Ayurveda. Le terme signifie connaissance de la vie, issu de l’union des sanskrits vid et ayus, et cela clarifie déjà qu’il s’agit de quelque chose de plus qu’une ancienne pratique médicale. C’est une affaire sérieuse, au point que l’OMS déjà dans les années 80 l’avait déclarée parmi les thérapies les plus simples et les plus ductiles qui existent. Mais qu’en est-il en pratique ? A qui convient-il ? Que guérit-il ? Et quelles sont ses limites ?
Qu’est-ce que l’Ayurvéda ?
D’un point de vue technique, c’est un système de prévention et de soins de santé. Il est né en Inde il y a probablement 4000 ans et est encore largement pratiqué en Inde. Cependant, le terme signifie aussi connaissance de la vie et cela indique qu’en plus d’être une thérapie médicale, c’est aussi une vision de la vie et des choses, une manière différente de voir la réalité, issue d’une culture très ancienne.
Est-il plus adapté aux pathologies physiques ou psychiques ?
Tout d’abord, il n’y a pas de division entre les pathologies physiques et mentales. Pour l’Ayurveda, la plupart des problèmes peuvent être résolus avec une approche holistique (qui concerne la totalité de la personne). Ainsi, si le trouble est digestif et que l’on est par exemple confronté à une colite, ou en cas de cervicalgie, il ne peut être exclu, a priori, qu’il puisse également s’agir d’un problème nerveux ou mental.
En quoi diffère-t-il de la médecine conventionnelle ?
La médecine moderne connaît bien les pathologies chirurgicales, car elle identifie un seul agent pathogène dans le diagnostic. Mais elle révèle ses limites face aux pathologies chroniques et dégénératives. Dans ces cas, en effet, la maladie n’est pas due à un facteur unique, mais à une myriade de causes interconnectées (comportementales, environnementales, nutritionnelles). Pour cette raison, l’Ayurveda, qui examine tous les composants, est plus efficace.
Quels outils utilise l’Ayurveda ?
Le soins ayurvédiques sont principalement des massages, mais pas seulement et aussi nutrition et yoga, non pas vu comme une pratique de gymnastique, mais comme une vision de la vie globale basée sur l’équilibre corps-esprit.
Peut-on faire une cure ayurvédique si l’on souffre de troubles anxieux ou si l’on prend des psychotropes ?
L’approche de la médecine moderne est suppressive. En cas, par exemple, d’anxiété, il a tendance à prescrire des anxiolytiques, qui répriment le symptôme. L’Ayurveda, en revanche, éveille la conscience de soi, dont une utilisation simultanée serait contre-productive et conflictuelle. Mais cela ne signifie pas qu’il ne peut pas y avoir de collaboration entre les deux médecines.
On dit que l’Ayurveda prolonge la vie…
C’est vrai, mais peut-être serait-il préférable de dire qu’il aide à mieux vivre, en tenant compte de la qualité de vie.
La longévité est-elle aussi due à un régime alimentaire particulier ?
Sûrement. Ce que nous mangeons sert à recréer et à régénérer le corps. Pour l’Ayurveda, il existe une relation très étroite entre l’individu et le macrocosme, donc entre l’homme et l’environnement dans lequel il vit. Par conséquent, même la nourriture ne peut être choisie au hasard, mais doit toujours être choisie avec attention.
L’Ayurveda est-il utile pour la prévention ?
Il a surtout cette fonction. Ce n’est pas un hasard s’il soutient qu’il faut toujours se comporter, se nourrir et prendre soin de soi en respectant les saisons et les cycles de la nature. De cette façon, il y a moins de risque de tomber malade…
Pas de contre-indications aux traitements ayurvédiques, donc, pas de limites ?
La limite est dans la nature des choses. L’Ayurveda ne prétend pas faire en sorte que tout le monde vive bien pour toujours. Même la mort fait partie de l’ordre des choses et doit être acceptée.


